Ode à l'avoine

 

Humble joyau du patrimoine

roborative et folle avoine,

friandise de l’étalon.

Tu fus choisie par Aphrodite

pour chasser la graisse maudite

qui boursouflait son pantalon.

 

Tous les matins au petit dèje

que le soleil brille ou qu’il neige

tu me dispenses tes faveurs. 

Avant de me mettre à l’ouvrage,

de tes flocons, dans un laitage,

j’aime les austères saveurs.

 

Le soir venu, c’est en porridge,

aussi classieux qu’à Cambridge,

que tu viens me ravigoter.

D’y penser, à l’ordi morose,

oubliant le taf et la prose,

je me prends à versicoter.