Cigales

 

Je n’en peux plus de leur chanson.

Je sens que j’en deviens bourrique, à force.

Ces habitantes de l’écorce,

font le siège de ma maison.

 

Stridulant au bout d’une tige, 

les jours de calme ou de grand vent, 

elles excèdent le rêvant 

et lui refilent le vertige.

 

Je n’ai qu’un phantasme. C’est clair. 

Mais il me revient en rafales : 

zigouiller ces foutues cigales, 

qui tout le jour me pompent l'air.