Parole de chat

 

Ce petit saligaud m’a volé ma maîtresse,

comme ça, l’air de rien.

C’est lui seul désormais que la belle caresse,

et je n’ai qu’une envie, écrabouiller ce chien.

 

Il pollue le trottoir, l’anus en allégresse. 

Pour emmerder autrui, ce bâtard s’y prend bien !

On lui pardonne tout. Forfaits et maladresse.

Même de harceler le paisible chrétien.

 

Quel être sera-t-il (après métempsycose)

quand je l’aurais occis ? Un porcelet tout rose

promis au barbecue ?  Une huître ? Ou plutôt, non,

 

un moustique pervers. Comme il est très fidèle,

il pourrira les nuits de son ex-patronne. Elle

en deviendra bourrique et j’oublierai son nom.